Agriculture : 70 000 offres d’emploi non pourvues, dont 10 000 en CDI

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Connectée et responsable, l’agriculture de demain a d’ores et déjà besoin de main d’œuvre et le secteur est prêt à assurer la formation de ses futures recrues. L’agriculture française, la première d’Europe en termes de production, peine à pourvoir ses postes : 70 000 offres d’emploi n’ont pas encore trouvé preneur, dont 10 000 CDI.

Fortement impactée par la transformation digitale, l’agriculture utilise les nouveaux outils (drones, logiciels et autres objets connectés) à sa disposition pour améliorer les rendements, faciliter les tâches des hommes, le partage de matériel… Et ce n’est pas une tendance nouvelle : les agriculteurs ont toujours été attentifs aux innovations technologiques.

Des défis majeurs pour l’avenir

Réduction des antibiotiques vétérinaires, renforcement du bien-être animal, plan d’action pour une alimentation saine, sûre et durable, réduction de l’utilisation du plastique dans le domaine alimentaire… les chantiers du secteur agricole sont nombreux. Pour faire face à ces défis majeurs, les entreprises et les exploitants peuvent notamment s’appuyer sur le Grand Plan d’Investissement du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation qui vise à leur faciliter l’accès  aux financements pour soutenir leur compétitivité. D’autres dispositifs ont également été mis en place en faveur du changement des pratiques, de la méthanisation agricole ou encore de la montée en gamme de l’aval agricole.

Un secteur en manque de bras

Chaque année, près de 10 000 jeunes s’installent en tant qu’exploitants agricoles mais ce volume ne suffit pas à compenser celui des départs à la retraite. La transmission familiale n’est plus la norme. Sur les 430 000 exploitations, 30 000 ferment leur porte chaque année et 4 agriculteurs sur 5 ont plus de 40 ans. Les nouveaux arrivants, plus jeunes, ne peuvent pas  assurer la relève à eux-seuls même si leur nombre est en progression (+3% en 2018).

Offres d’emploi dans l’agriculture sur le bassin d’Arcachon

Moins de pénibilité et de meilleures rémunérations

Le président de la commission emploi de la FNSEA, Jérôme Volle, l’affirmait lors du dernier salon de l’agriculture : “le secteur a besoin de main d’œuvre  de tout ordre, plus ou moins qualifiée”. En France, 132 000 exploitations emploient des salariés pour l’équivalent de 261 000 temps pleins.

Le secteur agricole rassemble 90 métiers. Parmi eux, certains connaissent de fortes tensions :

  • les métiers de l’élevage, qui se spécialisent et exigent de plus en plus de rigueur et de compétences,
  • le métier de tractoriste,
  • les métiers du travail du sol.

Pour espérer pourvoir les postes les plus en tension, les employeurs sont obligés d’améliorer leur attractivité en faisant un effort sur les salaires. Quant à la pénibilité, la mécanisation a transformé de nombreuses tâches. A titre d’exemple, les tracteurs d’aujourd’hui sont climatisés, hermétiques à la poussière et insonorisés.

Agriculture sur le bassin d’Arcachon et le Val de l’Eyre : nos offres d’emploi

Des ingénieurs agricoles embauchés avant la fin de leurs études

Sur le podium des plus hauts taux d’insertion, l’ingénieur agricole talonne ses camarades de l’informatique. A SupAgro Montpellier, 81% des ingénieurs diplômés sont en poste ou en thèse trois mois après leur sortie de l’école. Mieux encore : 42% des élèves de la promo 2017 assument déjà des responsabilités hiérarchiques et budgétaires un an après avoir obtenu leur diplôme.


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